Nous cheminons (1) en son 3D

Accompagnez Victor Blainville, le héros des romans noirs de Jean-François Vilar, dans sa plongée au cœur de l’histoire, entre les frémissements de la seconde guerre mondiale et la chute du mur de Berlin. 1er épisode. 

Le 8 novembre 1989. Victor Blainville, photographe reporter au Soir, homme séduisant, nonchalant et érudit, rentre à Paris après trois années de captivité à l’étranger. Le monde accélère alors furieusement sa course : la chute du mur de Berlin entraîne avec elle l’effondrement du Bloc de l’Est.

Mettez vos pas dans ceux de Victor qui retrouve petit à petit ses habitudes tout en se lançant dans une enquête à partir d’un journal intime appartenant au père d’un ami tout juste disparu, qui le conduit dans le Paris de 1938, auprès de Breton, de Man Ray et des surréalistes, échappatoire à l’effondrement de l’utopie des régimes socialistes.

A l’intérieur même des espaces sonores

La réalisation en son immersif permet de mettre l’auditeur au cœur même des ambiances, comme avec le cauchemar qui inaugure le premier épisode, l’exposition surréaliste qui le clôt, la déambulation successive et croisée dans le Paris de 1938 et de 1989, un mariage champêtre en bord de Marne en 1938, ou la pulsation effrénée du peuple tchécoslovaque qui se libère du joug soviétique en novembre 1989.

Grâce à la croix IRT (voir photo), ce dispositif de quatre microphones au bout d’une perche que tient le preneur de son, nous vous emmenons à l’intérieur même des espaces sonores : suivez-nous dans les rues de Paris, à l’ombre de la tour St Jacques, dans les cafés praguois, immergez-vous dans l’exposition surréaliste de 1938, descendez le petit escalier étroit qui mène aux souterrains pulsants de musique du Lucerna, à la poursuite d’une histoire qui ne cesse de s’effilocher pour mieux se réécrire, faite de fausses pistes et de lambeaux de vérité. Un monde se défait, et dans son agonie, on déchiffre les cris d’un autre temps, ceux des « fantômes aux fronts troués », militants trotskystes assassinés par la police de Staline.

La croix IRT, dans les mains de ???, sur les bords de Seine © RF/Sophie Picon
La croix IRT, dans les mains de Bastien Varigault, sur les bords de Seine © RF/Sophie Picon

Premier épisode :

A peine de retour à Paris, Victor (Antoine Mathieu)  est sollicité de tous côtés. Son ami Marc (Christophe Brault), directeur du journal de gauche Le Soir, envoie Solveig (Lenka Luptakova), une journaliste d’origine tchèque, recueillir son premier témoignage. Laurent (Bruno Paviot), un flic-toubib envahissant, veille à son retour à la vie normale tandis que Lourcet (François Chattot), réalisateur de télévision en fin de carrière, tente de le convaincre d’être le sujet d’un reportage sur sa captivité. Mais quelques jours plus tard, son camarade de détention, Alex Katz (François Loriquet), meurt sous ses yeux dans un étrange accident. Puis, au détour d’une rue, une femme mystérieuse lui remet un carnet, le journal intime de l’année 1938 du père d’Alexandre : Alfred Katz (Grégoire Lagrange).

Victor, bientôt accompagné de Solveig, plonge dans la lecture du carnet et découvre la vie de ce jeune militant trotskyste, fasciné par André Breton et les surréalistes, et amoureux de Mila (Céline Milliat-Baumgartner).

Sophie Picon

Cette fiction radiophonique en trois parties, diffusées les 6, 13 et 20 janvier sur France Culture, est adaptée du roman de Jean-François Vilar, Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués, paru au Seuil, en 1993.

Adaptation : Maya Boquet
Réalisation : Sophie-Aude Picon
Assistant : Félix Levacher
Musique : Dominique Massa
Bruiteurs : Céline Bernard et Patrick Martinache
Chef opérateur : Julien Doumenc
Opérateur : Bastien Varigault

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