En bonus à Machins-Machines #4 : « Bass Exartikulation » d’Hervé Birolini

Voici venu le temps de « Machins-Machines », la session mensuelle en binaural de l’émission Supersonic de Thomas Baumgartner sur France Culture.

Avec comme invité ce mois-ci, les compositeurs électroacoustique Hervé Birolini et François Donato, qui jouent avec le dispositif concocté par l’équipe de Radio France autour de George, notre tête binaurale.

Tout sur l’émission de demain soir là >>> Machins-Machins sur France Culture

En attendant et en guise de bonus, Hervé Birolini nous fait la gentillesse de mettre à la disposition de nouvOson son oeuvre Bass Exartikulation mixée en binaural.

Pièce pour dispositif de 26 haut-parleurs de 2015, la composition, la réalisation du dispositif et la production sont d’Hervé Birolini.

Matériaux de contrebasse : Louis-Michel Marion

Une Commande du GRM en partenariat avec le Vivier avec le soutient du CIRMMT de l’Université Mc Gill et de Akousma.

L’oeuvre décrite par son créateur :

« Fasciné par la partition d’écoute de Rainer Wehninger (1970) décrivant « Artikulation » (1958) la pièce électronique de György Ligeti, j’ai décidé de m’inspirer de certaines de ses formes et de leurs articulations graphiques pour me les réapproprier, les réinterpréter musicalement et spatialement. Repasser du visuel au sonore, repartir de formes dessinées et inventer de nouveaux traits pour l’oreille. Lors de séances d’enregistrement spécifiques, j’ai demandé au contrebassiste Louis-Michel Marion de me prêter des matières issues de son instrument et j’ai construit un outil informatique pour décliner les formes géométriques de la partition en un alphabet audible.

Matérialiser des formes sonores sur une première surface de 16 haut-parleurs sur scène se présentant à l’auditeur comme un écran de cinéma. Faire vibrer cet écran par la géométrie des formes et des couleurs originelles. Faire se déployer les sons de la surface au volume en passant des haut-parleurs de l’écran à ceux disposés dans la salle de concert, jouer de la transparence ou de la présence de l’écran comme pourrait le faire un metteur en scène. Du sonore, des ondes, des trajectoires s’inscrivent et s’incarnent pour l’auditeur. Entre formes telluriques ou géométriques, c’est de toutes les matières produites et issues de la contrebasse enregistrée dont je me suis servi pour composer « Bass exartikulation ». Une pièce qui tente un rapprochement entre instrument, sons électroniques, formes graphiques et formes dans l’espace. »

 

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