Nous cheminons (3) en son 3D

Accompagnez Victor Blainville, le héros des romans noirs de Jean-François Vilar, dans sa plongée au cœur de l’histoire, entre les frémissements de la seconde guerre mondiale et la chute du mur de Berlin. Episode 3.

L’intrigue politique devient de plus en plus complexe, Alfred Katz (Grégoire Lagrange) semble avoir été en danger et son journal s’arrête brutalement, en novembre 1938, laissant Victor (Antoine Mathieu) sur sa faim. Il décide d’abandonner la vie parisienne et de partir retrouver Solveig (Lenka Luptakova) en Tchécoslovaquie. C’est alors qu’il reçoit une cassette de Lourcet (François Chattot), le réalisateur avec lequel il a sympathisé, qui va lui raconter une histoire.

Avec aussi Christophe Brault, Bruno Paviot, François Loriquet, Céline Milliat-Baumgartner.

Résumé de cette création en son immersif 

Le 8 novembre 1989. Victor Blainville, photographe reporter au Soir, homme séduisant, nonchalant et érudit, rentre à Paris après trois années de captivité à l’étranger. Le monde accélère alors furieusement sa course : la chute du mur de Berlin entraîne avec elle l’effondrement du Bloc de l’Est.

Mettez vos pas dans ceux de Victor qui retrouve petit à petit ses habitudes tout en se lançant dans une enquête à partir d’un journal intime appartenant au père d’un ami tout juste disparu, qui le conduit dans le Paris de 1938, auprès de Breton, de Man Ray et des surréalistes, échappatoire à l’effondrement de l’utopie des régimes socialistes.

La réalisation en son immersif permet de mettre l’auditeur au cœur même des ambiances, comme avec le cauchemar qui inaugure le premier épisode, l’exposition surréaliste qui le clôt, la déambulation successive et croisée dans le Paris de 1938 et de 1989, un mariage champêtre en bord de Marne en 1938, ou la pulsation effrénée du peuple tchécoslovaque qui se libère du joug soviétique en novembre 1989. Grâce à la croix IRT, ce dispositif de quatre microphones au bout d’une perche que tient le preneur de son, nous vous emmenons à l’intérieur même des espaces sonores : suivez-nous dans les rues de Paris, à l’ombre de la tour St Jacques, dans les cafés praguois, immergez-vous dans l’exposition surréaliste de 1938, descendez le petit escalier étroit qui mène aux souterrains pulsants de musique du Lucerna, à la poursuite d’une histoire qui ne cesse de s’effilocher pour mieux se réécrire, faite de fausses pistes et de lambeaux de vérité. Un monde se défait, et dans son agonie, on déchiffre les cris d’un autre temps, ceux des ‘fantômes aux fronts troués’, militants trotskystes assassinés par la police de Staline.

Sophie Picon

Cette fiction radiophonique en trois parties diffusées les 6, 13 et 20 janvier sur France Culture, est adaptée du roman de Jean-François Vilar, Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués, paru au Seuil, en 1993.

Adaptation : Maya Boquet
Réalisation : Sophie-Aude Picon
Assistant : Félix Levacher
Musique : Dominique Massa
Bruiteurs : Céline Bernard et Patrick Martinache
Chef opérateur : Julien Doumenc
Opérateur : Bastien Varigault

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